L'ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l'alimentation) publie un rapport évaluant les teneurs en substances chimiques présentes dans des aliments que nous consommons quotidiennement.
Etude de l’alimentation totale 2
L’Etude de l’Alimentation Totale 2 (EAT2), publiée en 2011, évalue les teneurs de près de 445 substances chimiques présentes dans des échantillons de plus de 20 000 aliments, issus de 212 familles de produits différents. Les chercheurs, en croisant leurs résultats à ceux de l’étude INCA2 (analysant le comportement alimentaire des Français), ont réussi à estimer l’exposition alimentaire globale des consommateurs vis-à-vis des contaminants suivants :
L’origine, la caractérisation du ou des dangers (effets sur la santé), le risque d’exposition ainsi que les principaux aliments responsables ont été déterminés pour toutes ces substances.
Les résultats de cette étude
Pour éviter une trop grande exposition à ces substances à risque, l’ANSES recommande une alimentation variée afin de réduire au maximum la consommation trop importante de certains produits contaminés, tout en assurant une couverture optimale des besoins nutritionnels.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site www.anses.fr
La conservation des denrées alimentaires a considérablement évolué. Bien avant le surgelé, les conserves ou encore les produits déshydratés, on utilisait le sel pour conserver les aliments. L'arrivée du réfrigérateur, du congélateur et la méthode de traitement à la chaleur ont permis de préserver la comestibilité et les propriétés gustatives et nutritionnelles des aliments. Mais ces modes de conservation sont-ils toujours efficaces ? Que valent-ils d'un point de vue nutritionnel et gustatif ?
A l’origine, la conservation des aliments servait à se prémunir face aux épisodes de disettes ou de famines. Aujourd’hui, les méthodes de conservation sont multiples et nous évitent d’effectuer nos achats quotidiennement. De plus, elles permettent de préserver les qualités d’un aliment sur plusieurs jours, voire plusieurs semaines après l’achat.
Les produits frais ou crus sont très intéressants d’un point de vue nutritionnel, mais ils subissent d’importantes altérations dans le temps (microbiologiques, chimiques ou physiques). Ils ne peuvent se conserver longtemps. Une réfrigération est indispensable pour conserver au maximum leur qualité.
Les principales méthodes de conservation sont :
Ainsi, les méthodes de conservation actuelles permettent de préserver les propriétés gustatives et nutritionnelles des aliments. Certaines étant plus conservatrices que d’autres, il est essentiel d’alterner la consommation de tels produits afin d’en retirer le maximum de bénéfices nutritionnels.
Le PNNS 3 ou Programme National de Nutrition Santé 3 (2011-2015) fait suite aux deux premiers programmes menés en 2001 et 2006 par le Ministère du Travail, de l'Emploi et de la Santé ainsi que par différentes unités de Recherche. Il a pour but, comme les précédents, de promouvoir l'accès généralisé à une alimentation équilibrée et variée ainsi que de valoriser la pratique d'une activité physique régulière. L'objectif commun de ces programmes étant de prévenir l'apparition de certaines maladies (cardiovasculaires, obésité, diabète) dont l'origine peut être alimentaire. Le PNNS3 a également pour objectif de réduire les inégalités sociales en matière d'alimentation.
Ce nouveau PNNS présente plus de 40 propositions réparties selon quatre thématiques :
| Thème | Objectifs PNNS 2011-2015 |
| Réduire le surpoids et l’obésité dans la population française |
Stabiliser la prévalence de l’obésité et réduire le surpoids de 10% chez les adultes Diminuer de 15% la prévalence du surpoids et l’obésité chez les enfants et adolescents |
| Augmenter la pratique d’activités physiques et sportives |
Augmenter l’activité physique de 20% chez les adultes Atteindre les 50% d’enfants pratiquant une activité physique régulièe Diminuer de 10% le temps moyen journalier passé par les enfants devant un écran (TV, ordinateur) |
| Améliorer les pratiques alimentaires et les apports nutritionnels |
Augmenter la consommation de fruits et de légumes pour que 70% des adultes et 50% des enfants en consomment au moins 3,5 par jour et que 50% des adultes et 25% des enfants en consomment 5 par jour Réduire la consommation de sel à 8g par jour chez les hommes et à 6,5g par jour chez les femmes et les enfants. Améliorer la répartition des macronutriments dans les apports énergétiques Augmenter les apports en calcium dans les groupes à risques Lutter contre la carence en fer chez les femmes en situation de pauvreté Améliorer le statut en vitamine B9 des femmes en âge de procréer Promouvoir l’allaitement maternel |
| Réduire la prévalence de pathologies nutritionnelles |
Diminuer de 5% la cholestérolémie moyenne des adultes Augmenter le nombre de patients traités pour l’hypercholestérolémie et l’hypertension artérielle |
Différentes actions de sensibilisation seront menées auprès du personnel des Caisses d’Allocations Familiales (CAF), ainsi que de tous les travailleurs sociaux, visant à valoriser l’activité physique régulière et l’alimentation équilibrée. Les écoles ou les centres périscolaires se verront dans l’obligation de respecter les règles nutritionnelles au restaurant scolaire (plus de fruits et de légumes notamment).
A l’université, l’éducation nutritionnelle sera encouragée et valorisée. L’accès à une nourriture équilibrée et variée sera facilité pour les personnes âgées et/ou isolées ou encore les personnes en situation de pauvreté. Dans le milieu hospitalier, une offre alimentaire labellisée sera mise en place afin d’adapter au mieux l’alimentation aux besoins de chaque patient.
D’autres mesures du PNNS viseront à rapprocher les producteurs des consommateurs, à améliorer la sécurité sanitaire des produits et à développer certaines variétés alimentaires (le plus souvent végétales) afin de privilégier les valeurs nutritionnelles, organoleptiques et environnementales de tels produits.
Toutes ces actions seront menées par des diététiciens-nutritionnistes et par des bénévoles, ainsi que par la mise à disposition de brochures, de logos et de liens internet issus du PNNS.
Les différents PNNS traitent ainsi de la nutrition comme déterminant de la santé de la population française.
Pour plus d’informations : www.mangerbouger.fr
La plupart des denrées alimentaires possède une durée de vie limitée. Les fruits, les légumes, le lait, les oeufs, la viande et autres produits frais sont susceptibles de subir des altérations chimiques, bactériennes et physiques, non sans risque pour la santé du consommateur. Certains produits se conservent plus longtemps et ne présentent pas de réel danger, même si la consommation se fait longtemps après l'achat.
Des indicateurs sont mis en place sur l'ensemble des denrées alimentaires afin d'indiquer la date limite au-delà de laquelle l'aliment soit perd certaines de ses propriétés (gustatives, nutritionnelles), soit présente un danger pour la santé du consommateur. Quels sont ces signes et à quoi correspondent-ils ?
La DLC ou Date Limite de Consommation
La DLC correspond à une date de péremption figurant sur les denrées périssables et réfrigérées. Ces produits sont susceptibles, peu de temps après l’achat, de s’altérer (microbiologiquement ou physiquement) et de présenter un danger pour la santé du consommateur. Il est donc recommandé de les consommer rapidement et de les stocker au réfrigérateur. Aucun produit dont la DLC est dépassée ne peut être vendu.
La DLC est déterminée par le producteur ou par une réglementation spécifique. On la retrouve obligatoirement sur les yaourts, les œufs, le lait, la viande emballée et les plats préparés. Elle s’exprime par la mention « à consommer jusqu’au » suivi du jour et du mois. Consommer un produit dont la DLC est dépassée n’est pas sans risque pour la santé. En effet, des microbes ou certains champignons peuvent s’être développés à l’intérieur de l’aliment. Des troubles pourront apparaître si cet aliment est consommé : maux de tête, diarrhée, vomissements,... Néanmoins, certaines denrées comme les produits laitiers, les fromages frais ou encore les crèmes desserts peuvent être consommées sans risque chez les adultes sains, quelques jours après la DLC. Les seules conditions sont de les avoir conservées correctement au réfrigérateur et que l’opercule ne soit pas gonflé.
La DLUO ou Date Limite d’Utilisation Optimale
La DLUO est une date présente sur des denrées telles que les conserves, le café, les biscuits secs, le thé…. Au-delà de cette date, les qualités organoleptiques (texture, goût) et nutritionnelles de l’aliment ne sont plus garanties. Mais elles ne présentent aucun risque pour la santé du consommateur. La DLUO n’est pas obligatoire, contrairement à la DLC. La vente de produits présentant une DLUO dépassée n’est pas interdite. La DLUO s’exprime par la mention « à consommer de préférence jusqu’au » suivie généralement du mois et de l’année. Elle est fixée par le fabricant qui utilisera principalement des tests sensoriels pour l’établir. Les produits concernés par les DLUO peuvent se conserver parfois jusqu’à 5 ans, mais la façon de les conserver va accélérer ou non leur détérioration physique et nutritionnelle.
Les produits sans DLC ni DLUO
Certains produits ne possèdent aucune indication quant à leur date limite de consommation ou d’utilisation optimale. Les fruits, les légumes et les denrées vendues en boulangerie sont des exemples de produits qui ne portent ni DLC ni DLUO. Ils doivent le plus souvent être consommés rapidement (sous 24 - 48h). Leur altération est souvent visible à l’œil nu, et dissuade généralement le consommateur de les ingérer. Le vin et les alcools titrés à plus de 10% ne possèdent pas non plus d’indication de date.
Les dates limites sont établies par le professionnel ou par des réglementations spécifiques aux produits. Il est important de bien distinguer la DLC de la DLUO afin d’éviter de jeter des denrées alimentaires qui seraient encore consommables. Les produits dont la DLC est dépassée ne peuvent être vendus et ne doivent pas être consommés (sauf exception), car ils peuvent être dangereux pour la santé. Les produits possédant une DLUO perdent progressivement leur valeur nutritionnelle, leur goût, mais ils sont sans risque pour le consommateur même s’ils sont consommés tardivement.
Selon la dernière enquête CCAF (Comportements et Consommations Alimentaires des Français) menée par le Crédoc (Centre de Recherche pour l'Etude et l'Observation Des Conditions de Vie) entre octobre 2009 et juillet 2010, la population française ne consommerait pas assez de fruits et légumes.

En effet, seuls 27% parviennent à consommer les 5 portions de fruits et légumes recommandées par jour par le PNNS (Programme National Nutrition Santé). Une portion correspond à un apport compris entre 80 et 100g, soit, un de ces aliments entier, une poignée ou une part individuelle de compote ou fruit au sirop.
Aujourd’hui, 73% de la population française ne consomme pas les 5 fruits et légumes recommandés par le PNNS. Ce sont les jeunes qui consomment le moins ces aliments : 100g/j contre 200g/j pour leurs aînés. La durée de conservation, le stockage mais surtout la praticité restent les principaux freins. Comme l’explique la directrice du département consommation du Crédoc, Madame Hébel : « On recherche en semaine des produits simples, rapides et faciles à manger, tout prêts, qui n‘ont pas besoin d’êtres lavés, épluchés, cuisinés… et qui se stockent facilement. Car entre un fruit qu’il faut consommer assez rapidement et un yaourt qui peut se conserver plusieurs semaines au réfrigérateur, le choix est vite fait ! Les plus jeunes n’aiment pas être tachés ou avoir les mains pleines de jus… »

Ainsi, 91% des plus jeunes ne consomment pas suffisamment de fruits et de légumes, contre 69% des adultes. Même si le nombre de petits consommateurs (2 à 3,5 portions par jour) chez les enfants et adolescents est stable (38% en 2007 et 2010) et celui des très petits consommateurs est en baisse (32% en 2010 contre 38% en 2007), des efforts sont encore à fournir pour sensibiliser les plus jeunes à la consommation de ces « aliments-santé ».
L’étude du Crédoc indique également que les fruits et légumes ne sont pas consommés de la même façon. Les légumes ont tendance à être réellement intégrés aux repas. Ils constituent le plus souvent le plat principal alors que les fruits, eux, sont considérés comme des desserts. Or, ces derniers sont majoritairement composés de crèmes desserts ou de yaourts.
Les fruits sont donc moins consommés que les légumes.
De plus, le niveau d’éducation semble être déterminant dans la fréquence et le nombre de fruits consommés. Les Français les plus éduqués consomment davantage de fruits car ils ont sans doute mieux compris et assimilé les messages de prévention nutritionnelle.
Le coût des fruits et légumes ne semble pas constituer un frein majeur dans la consommation de fruits et légumes.
Au-delà des catégories socioprofessionnelles, le facteur culturel semble également être important. Les enfants d’origine étrangères consomment plus de fruits que ceux d’origine française.
La consommation de fruits se fait sous différentes formes. Les compotes, les desserts ou encore les fruits au sirop sont largement préférés. Ces aliments faciles à consommer, à stocker et se conservant longtemps, attirent plus le consommateur que les fruits frais. 23 % de la consommation des fruits chez les enfants et 15% chez les adultes se font sous ces formes. D’un point de vue nutritionnel, ils sont tout aussi bénéfiques que leurs homologues frais. Ils contiennent de nombreuses fibres, de la vitamine C et autres antioxydants, ainsi que peu de sucre (un morceau de sucre pour les plus sucrées). Les fruits congelés, surgelés, crus, cuits ou en conserve sont également intéressant pour la santé. Il ne faut donc pas les oublier.
Il est recommandé, pour être en bonne santé et se protéger de certaines maladies comme le cancer, de consommer au moins 5 portions de fruits et légumes par jour. Or d’après cette étude, les Français en sont très loin puisque plus de 73% de la population ne consomment pas suffisamment ces aliments. La consommation de fruits est notamment trop faible. L’effort de communication doit donc être renforcé en soutenant notamment le bénéfice santé des produits à base de fruits faciles à consommer (compotes, fruits en sirop,…) qui sont appréciés et qui sont tout aussi avantageux pour la santé que les fruits frais.
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