La digestion commence dans la bouche, se poursuit dans l’estomac, puis dans l’intestin. Lorsque les aliments prédigérés sont bien ramollis, ils franchissent un sphincter appelé « pylore » pour entrer dans l'intestin grêle. Les aliments vont rester plus de 6 heures (de 6 à 12 heures suivant la nature du repas) dans ce tube de plus de 6 mètres de long aux multiples circonvolutions.
Les aliments sont digérés grâce à la bile, liquide fabriqué par le foie et stocké dans la vésicule biliaire, mais aussi et surtout par le suc pancréatique, produit par le pancréas.
Lorsque tout se passe bien, la digestion peut au pire provoquer une légère fatigue (digérer représente en effet pour le corps une certaine dépense d'énergie), voire une certaine lourdeur au niveau de l'abdomen.
Mais en cas de troubles de la digestion, des désagréments peuvent apparaître, sans gravité la plupart du temps, mais assez pénibles pour que l'on souhaite y remédier.
Le plus courant est le ralentissement du transit : il peut être lié à une mauvaise alimentation. Pour l'améliorer, buvez le plus possible, marchez au moins une demi-heure par jour, et ne mégotez pas sur les fibres (légumes, fruits, certaines céréales à base de son, etc.). Si vous aimez la soupe, ne la mixez pas trop, les fibres seraient alors broyées et perdraient de leur efficacité. Vous pouvez aussi opter pour les compléments alimentaires spécialement conçus pour le confort intestinal.
Pour résumer, pour se prémunir de problèmes de digestion, mangez à votre faim et sachez vous arrêter au moment de la satiété. Celle-ci se manifeste en général par une baisse de la sensation de plaisir à manger. Tentez de manger lorsque la faim apparaît et jamais trop tard le soir. Buvez beaucoup, mastiquez vos aliments pour les déguster et faire débuter la digestion le plus tôt possible. Faites de l'exercice. Enfin, choisissez des aliments variés, l'équilibre alimentaire fait plutôt bon ménage avec la digestion !
Les maladies ayant des origines nutritionnelles sont nombreuses, coûtent cher à la société et pourraient être limitées notamment par une alimentation plus adaptée, diversifiée et équilibrée. Une politique nutritionnelle nationale (PNNS : Programme National Nutrition Santé) a été progressivement mise en place depuis les années 2000 et a communiqué auprès du consommateur par vagues successives.
Dans l’ensemble, les Français ont bien entendu ces messages de prévention, puisque 71% des 15 ans et plus sont capables d’en restituer au moins un spontanément. Par ailleurs, la prise de conscience du lien entre l’alimentation et la santé est devenue bien réelle : après les campagnes publicitaires du PNNS, 89% des Français pensent que leur manière de manger a une influence sur leur état de santé (contre 75 % auparavant).
En conséquence, les consommateurs sont prêts à agir, et 67 % d’entre eux estiment que le fait d’avoir ou non une alimentation saine dépend avant tout d’eux-mêmes. L’évaluation de la qualité d’un aliment se fait à travers diverses informations comme son prix, son goût, son impact sur l’environnement,… Malheureusement, manger est souvent devenu anxiogène.
Face à cette anxiété croissante, l’offre alimentaire se veut rassurante, voire parfois trop. En effet, l’abondance des messages et des vecteurs d’information a noyé les consommateurs qui avouent ne pas toujours comprendre les étiquetages (51 %), ou ne plus les lire (10 %).
Pour apporter une information précise et faciliter le choix, plusieurs réglementations ont été mises en vigueur à l’échelle européenne. Elles ont pour objectifs d’épurer l’étiquetage afin de le rendre lisible, et de ne mentionner des bénéfices santé que lorsqu’ils ont été scientifiquement démontrés. Même s’il reste encore du chemin à parcourir, les différents des acteurs de la filière agro-alimentaire tiennent pour le moment leurs engagements, permettant ainsi d’apporter au consommateur un discours plus cohérent et mieux adapté, facilitant ainsi ses choix
Les fruits
Pour lutter contre les coups de fatigue, courants en cette saison, privilégiez les aliments riches en vitamine C. Cela tombe bien, car l’automne marque le début de la saison des fruits comme l’orange, la clémentine, le kiwi, la pomme et le raisin, qui regorgent de cette vitamine-star. Celle-ci présente plusieurs bénéfices, comme le fonctionnement normal du système immunitaire, l’augmentation de l'absorption du fer, et la protection des cellules contre le stress oxydatif.
Les courges
Très onctueuses, on aurait tendance à penser que les courges colorées (potiron, citrouille, potimarron …) sont caloriques. Cette idée est fausse, puisqu’elles ne contiennent en moyenne que 40 calories pour 100 grammes. De plus, leur teneur en bêta-carotène et en vitamine A vous aident à préserver une vision normale et un fonctionnement normal du système immunitaire. En potages ou en gratins, les courges sont à consommer sans modération !
Les noix
La noix et l’huile de noix sont riches en acides gras polyinsaturés, principalement sous forme d’oméga-3.
Les champignons
Les champignons sauvages (attention à bien les choisir !) ou de culture apportent de nombreux oligoéléments et notamment de la vitamine D, qui participe au maitien d'une ossature et d'une dentition normales ainsi qu'in fonctionnement normal du système immunitaire.
En conservant une bonne hygiène de vie, ces aliments de saison prodigueront le maximum de leurs bienfaits et vous assureront une transition été-automne en douceur !
Cette étude montre que sur le long terme, une alimentation variée et équilibrée, associée à de l’activité physique régulière, est plus efficace sur la perte de poids que les régimes restrictifs de type Dukan ou Cohen. En effet, les statistiques révèlent qu’une alimentation basée sur le bon sens et les recommandations nutritionnelles du PNNS (manger de tout en quantités raisonnables, ne pas grignoter, pratiquer une activité sportive…) a semblé efficace et durable pour 76 % des personnes ayant réalisé ce changement alimentaire, contre seulement 51 % des personnes ayant suivi le régime Dukan.
D’après l’étude Nutrinet, le régime est une obsession en France : 70 % des femmes et 50 % des hommes souhaiteraient perdre du poids, et 30 % des femmes ont déjà fait au moins 5 régimes dans leur vie. Par ailleurs, même les personnes de poids considéré comme normal souhaiteraient maigrir, puisque 58 % de cette population fait des régimes. Cette dernière statistique souligne la dictature du poids et de l’image du corps dans notre société, biaisée notamment par les médias présentant des mannequins toujours plus maigres.
Le Pr Serge Hercberg, directeur de l’unité nutrition de l’Inserm et coordinateur de cette étude, rappelle qu’un régime n’est pas anodin pour la santé. Des régimes répétés et restrictifs peuvent entraîner des carences en vitamines et minéraux, voire même des problèmes cardiovasculaires, ainsi qu’un retard de croissance chez les adolescents.
Afin de contrer ce culte du régime draconien, les nouveaux programmes de perte de poids proposés notamment dans la presse féminine réorientent vers les objectifs du bien-être, de la santé, de l’équilibre et de l’épanouissement personnel.
Pour participer et télécharger les résultats de cette étude, rendez-vous sur le site Nutrinet :
https://www.etude-nutrinet-sante.fr/fr/
Tout d’abord, ces boissons sucrées sont très caloriques, et ne contiennent pas de nutriments bénéfiques pour l’organisme : on parle de calorie « vide ». Ils n’ont quasiment aucun effet rassasiant, c’est-à-dire que leur consommation n’aide pas à « tenir » jusqu’au repas suivant. Ensuite, la teneur en sucres simples de ces boissons étant très élevée (environ 40 grammes dans une canette de 33 cl), leur consommation est associée à une élévation très importante de la glycémie (sucre dans le sang) et de la sécrétion d’insuline (hormone permettant le stockage des sucres), qui stimulent donc le stockage calorique.
Enfin, consommés régulièrement et sur le long terme, les sodas seraient associés à une prévalence plus forte de l'obésité, de certains cancers et de maladies cardiovasculaires.
Ces boissons sont donc surveillées de près aux Etats-Unis et en France, et sont exposées à la critique, d’autant plus que la consommation de boissons sucrées augmenterait de 27 % la probabilité de devenir obèse. Une consommation régulière peut également favoriser l'apparition des caries.
L’une des propositions face à ce risque avait été la mise en place d’une taxe sur les sodas et autres boissons non alcoolisées sucrées. Cette taxe avait suscité une polémique au sein des industries des boissons sucrées. Le principal argument des fabricants était que cette taxe se répercuterait sur le prix d’achat, et qu’au final le consommateur serait perdant. Cette loi a finalement été abandonnée en contrepartie d’un effort de reformulation des produits de la part des industries.
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